Ce qu'ils en disent

Ce qu'ils en disent:

 

Un éventail de 22 femmes sur camaïeu de rouges, un nuancier de voix, un florilège de chants traditionnels provenant

des quatre coins de la terre. Elles sont 22, chacune typée dans un vêtement déclinant la somptueuse palette des rouges.

Entendez : garance, amarante, cochenille, rubis, vermillon, ponceau, coquelicot, sanguine, acajou…Imaginez : houppette,

aigrette, boa, casquette, bobo, boubou, froufrou, collier, bustier…

Affublées d’une petite valise à malice en bois, elles nous invitent au voyage. On ouvre les yeux, on tend l’oreille. On est de suite transporté. Là, un traditionnel bulgare, ailleurs, un chant yiddish, irlandais, congolais, russe ou… français. Le tout a cappella .

Des groupes se constituent, s’entrecroisent, se font écrin pour mettre en relief l’une puis l’autre voix.

Sur le plateau, du sourire, du bonheur, un plaisir à jouer le jeu d’une mise en scène fine et inventive. Rien qui rappelle le dispositif hiératique d’une chorale. Ici, on bouge, on s’époumone, on matrone, on tamponne d’un petit coup de rouge la gent mâle. La bonne guerre !

 

Bernard Tirtiaux 2008

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C'est le noir. Sur scène et dans la salle. Des coulisses, côté cour, une voix s'élève. Une voix de femme. La femme s'avance sur la scène, on la devine sans vraiment la voir, on ne voit que la...voix. Puis une autre, côté jardin. Une autre encore. Et ainsi de suire...Plein feu: elles sont une vingtaine. Peut-être moins, peut-être plus, cela bouge et c'est rouge. Toutes sont vêtues de rouge. Pas un uniforme, des vêtements divers à dominante rouge. Non le sang qu'une moderne Médée aurait répandu, mais le rouge coquelicot des utopies fragiles. Et ces voix. Non pas angéliques. Venues de la nuit, du fond des temps ou de quelque lagune oubliée. Simplement superbes.

Pour une invitation au voyage. En Lituanien, Ukrainien, Russe, Espagnol, Piémontais, Grec, Japonais... même en Français vieilli, et, bien sûr, des chansons yiddish et tziganes. Dans ce désordre apparent qui suppose une mise en place rigoureuse et des mouvements d'ensemble - et dansants - qui sont des chorégraphies pensées par Isabelle Lamouline. Et tout est pensé, jusqu'à ces petites boîtes qui tantôt vont servir de cajon pour le flamenco ou figurer douloureusement le mince bagage qu'emportaient les futures victimes de crématoires. Un petit rappel s'impose: en musique l'anacrouse est la note ou l'ensemble de notes avant un temps fort. Cela dit, dans cette étonnante performance vocale et scénique que propose le groupe Anakrouze, il n'y a que des temps forts. Merci!

 

Francis Chenot 2013

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Une mise en commun qui, chez Anakrouze, donne naissance à une entité propre, à une forme autonome singulière.

Assister à un spectacle d’Anakrouze, c’est voir le Chœur libre, l’énergie libérée voyageant sur scène le temps de la représentation.

Anakrouze, c’est le plaisir, le plaisir de chanter et la générosité de nous le faire partager.

Anakrouze, c’est comme un griot européen, c’est la transmission orale des chants traditionnels européens et mondiaux.

 

Fabrice Vandersmissen 2009

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Anakrouze n'est pas un choeur, Anakrouze est un corps, un grand corps vocal et dansant, ronde aussi bien que défilé, corolle aussi bien que serpent, dont chaque membre est une femme attirée irrésistiblement par la note plurielle, fleur de l'ensemble.

Paul Claudel disait : "l'oeil écoute". Toute une soirée, le bel organisme d'Anakrouze,

22 femmes généreuses et autant de voix n'en faisant qu'une m'a sorti de moi vers ce dépassement total qu'on appelle jubilation.

 

Ludovic Janvier, poète écrivain Paris Bruxelles 2009

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Sur la scène, des femmes.

Beaucoup de femmes.

Un envahissement de femmes.

Chacune a sa personnalité.

Mais toutes ont la même passion : le chant a capella, les polyphonies du monde entier.

Elles nous font voyager sans bagage par dessus les frontières, croisant au passage et comme par surprise, quelque Monteverdi, Purcell et autre Beethoven égarés.

La vie indocile, curieuse s’empare du plateau animé de mouvements d’humeur et d’humour, de tourbillons joyeux de corps et de voix aux couleurs aussi variées qu’inattendues.

Invitation au voyage. Autant humain que musical.       

Roger Deldime

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